PRESSE
MÉTAL FRENCH CONNECT
Dimanche 30 septembre 2007
ANEVRISM, groupe de heavy thrash francilien (à ne pas confondre avec le groupe de rock normand du même nom) sort sa première démo 4 titres, Humanity…Insanity,
dont votre serviteur tient un exemplaire encore tout chaud entre les mains.
Première écoute, premier constat : l’ensemble est bien foutu et cohérent.
L’ensemble est plutôt nerveux et devrait ravir les amateurs de son old school. Oscillant entre heavy et thrash, la bande des 4 maîtrise bien son sujet ; si au niveau du rythme les ruptures
d’Anevrism peuvent déconcerter à la première écoute, elles passent nettement mieux lors de l’écoute suivante.
Le premier titre Guilty as charged alterne riffs rapides et passages plus mid tempo et constitue une bonne mise en bouche au morceau plus brutal qu’est Chemi Virus qui démarre sur
les chapeaux de roue ; sur ce morceau également, rupture de rythme pour mieux asséner un thrash qui se fait haineux; les 8mn que dure ce morceau passent comme une lettre à la poste : plutôt bon
signe.
Child of War fait monter la pression ; c’est rapide, affûté, le chant se fait plus guerrier, et me fait penser à Rage. Mon morceau préféré.
Le dernier morceau, Humanity…Insanity, commence comme une ballade avec un chant féminin parfaitement calé, pas trop envahissant et mélodieux sans effet inutile ; mais il ne faut pas se leurrer,
ce répit sera court et Anevrism enfourche de nouveau sa machine de guerre. A noter une excellente partie guitare.
Voilà donc une première démo tout à fait honorable, à la prod plutôt bonne bien que je trouve qu’il manque un poil de profondeur, de puissance mais moi qui suis fan de brutal, je ne me suis pas
ennuyée une seconde à l’écoute de cette galette.
L’avis MFC : ♥♥♥♥
LES ACCROS DU MÉTAL
29/10/2007
Après bien des déboires (mais qui n’en connaît pas dans ce monde de brutes qu’est celui du Metal) , Anevrism a mis 9 ans pour sortir son 1er EP constitué de 4 titres.
Humanity…Insanity est une galette résolument orientée Thrash et il n’est pas rare au détour de celle-ci de percevoir l’influence de Metallica, surtout quand Speed, leur frontman, se met à imiter James Hetfield (Chemi Virus).
Les schémas de compo sont basés sur des riffs relativement simples mais les morceaux ne sont pas pour autant simpliste.
« Guilty As Charged », du haut de ses 6mn27, donne le chaud et le froid avec des parties très emballantes et agressives et un break carrément planant sur lequel les chuchotement de Speed créent un climat malsain.
« Chemi Virus » est plus rentre dedans avec en particulier un blast furibond et outre le chant de Speed déjà cité, est directement perfusé par Metallica.
Le groupe laisse transpirer un côté plus heavy de sa production avec un « Child Of War » speedé et plus maidenien en particulier pour le jeu de basse et les riffs qui en constituent la très longue intro. Certes le chant éraillé de Speed demeure très Thrash et c’est dailleurs la tendance que ce morceau fini quand même par prendre. Chassez le naturel, il revient au galop.
« Humanity…Insanity » est certainement la compo la plus ambitieuse de cet EP avec une intro planante dominée par les voix féminines et aériennes de Anne-Laure et Sandy.
Il est certain que le contraste avec les cordes vocales rocailleuses de Speed est saisissant. Là aussi, Metallica transpire largement au travers de ce titre dont le solo de guitare final ainsi que la rythmique de basse slappée achèvent le travail efficacement.
Quelques bémols apparaissent comme les chœurs pas très pro et une prod maison forcément un peu brut de fonderie.
Egalement, j’aurais aimé un peu plus d’originalité en matière de compos afin de se démarquer d’influences parfois un tantinet embarrassantes.
En tous cas, le cœur et la puissance y sont et c’est déjà bien.
Anevrism a donc sorti cet EP aux forceps mais n’est pas au bout de ses peines car leur batteur vient de les quitter en pleine recherche d’une maison de disques ce qui ne facilite pas les choses.
Fans de Thrash, cet EP est fait pour vous. Il vous permettra de partir à la découverte d’un groupe qui a encore beaucoup à apprendre mais ne se la pète pas et a la foi.
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13.0/20 |
2007